Bonne lecture !
Si vous aimez ces histoires, laissez-moi un petit message !
...HISTOIRES POUR LES PETITS ET LES GRANDS...
Si vous aimez ces histoires, laissez-moi un petit message !
* Les vacances de la famille ROND
Vous êtes enseignant(e) en maternelle? Vous cherchez une histoire pour aborder les formes géométriques? Ne cherchez plus : cette histoire est pour vous.
* Bon anniversaire Monsieur CARRE
Une autre histoire sur les formes géométriques pour les tout-petits...
* Violette et le livre magique
Il s'agit d'une histoire détournée de célèbres contes. Ce mini-roman complètera la lecture des contes du "Petit Chaperon Rouge", de "Hansel et Gretel" et de "Jack et le haricot magique".
*
La rentrée des
doudous
La rentrée ! Un évènement incontournable pour les parents, les enfants et les enseignants... Et les
doudous alors ??
*
Mélie la petite souris
Une souris détective qui mène sa première enquête dans une école ? C'est possible
!
* La nouvelle école de la maîtresse
Cette histoire associe l'école et les dinosaures, deux sujets que j'adore !
* Panique au Pôle Nord
Et si un jour les lutins apprenaient que le Père Noël voulait prendre sa retraite : que se
passerait-il?...
* Pétronille fait son cinéma
C'est la première histoire que j'ai écrite : je suis tombée par hasard
sur un prospectus concernant le concours " Lire en Fête " et je me suis lancée... Bien m'en a pris car j'ai remporté le premier prix de ce concours dans ma ville ! Un grand moment pour moi
!
" Pétronille fait son cinéma" relate l’histoire d’une sorcière, Pétronille, chargée d’organiser le gala annuel des
sorcières ; elle montrera, à cette occasion, un numéro inédit qui remportera tous les suffrages...
* Mystère à Tralalère
Un conte tout en rime qui sent bon la Provence !
Chez Monsieur et Madame ROND, tout est rond.
La maison est ronde, les portes sont rondes, les fenêtres sont rondes et même le jardin est rond.
Aujourd’hui, la famille ROND part en voyage.
Monsieur ROND a préparé la tente, Madame ROND a préparé les valises et Petit ROND est prêt pour le départ.
Et roule, roule mon petit rond.
Et roule, roule toujours en rond.
Ils arrivent bientôt chez les CARRÉ.
Chez Monsieur et Madame CARRÉ, tout est carré.
La maison est carrée, la table est carrée, les chaises sont carrées, les lits sont carrés et même le jardin est carré.
Monsieur ROND, Madame ROND et même Petit ROND n’arrivent pas à passer par la porte carrée.
Alors, ils décident de pique-niquer dans le jardin et de dormir sous leur tente. C’est les vacances !
Le lendemain matin, Monsieur ROND, Madame ROND et Petit ROND sont prêts à partir.
Et roule, roule mon petit rond.
Et roule, roule toujours en rond.
Ils arrivent bientôt chez les TRIANGLE.
Chez Monsieur et Madame TRIANGLE, la maison, la table, les chaises, les lits et même le jardin sont en forme de triangle.
Monsieur ROND, Madame ROND et même Petit ROND n’arrivent pas à passer par la porte triangle.
Alors, ils décident de passer la soirée dans le jardin et de dormir sous leur tente. C’est les vacances !
Le lendemain matin, Monsieur ROND, Madame ROND et Petit ROND sont prêts à partir.
Et roule, roule mon petit rond.
Et roule, roule toujours en rond.
Ils arrivent bientôt au bord de la mer.
Et là, surprise ! (...)
Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Monsieur CARRÉ.
Madame CARRÉ a préparé un gâteau très spécial. Il est gigantesque avec ses trois étages.
Elle a même dû monter à l’échelle pour mettre les bougies, tout en haut du gâteau.
Tous les invités sont arrivés : Monsieur et Madame ROND accompagnés de Petit ROND ; Monsieur et Madame TRIANGLE avec leurs trois enfants.
Mais bébé CARRÉ reste introuvable.
Mais où est donc caché bébé CARRÉ ?
Sous la table ? NON.
Derrière la porte ? NON.
A côté de son lit ? NON
Dans son coffre secret ? NON.
MAIS OÙ EST BÉBÉ CARRÉ ?
Madame CARRÉ apporte les cadeaux. Le dernier est très très lourd.
Monsieur CARRÉ l’ouvre en premier.
(...)
Chapitre 1
Depuis qu’elle est toute petite, Violette ne rêve que d’une seule chose : voler comme un oiseau.
Elle a déjà pris l’avion, elle est aussi montée dans une télécabine et elle a même fait un voyage en montgolfière. Mais elle n’en a jamais assez. Et pour son anniversaire, ça la reprend. Encore. Cette fois-ci, elle veut un balai pour voler comme Harry Potter ! Il le fait bien au cinéma, lui. Pourquoi pas elle !
Elle entraîne sa mère dans une journée de shopping endiablée. Les boutiques se succèdent toute la journée sans voir l’ombre d’un balai à l’horizon.
Il leur reste une seule boutique à voir : une librairie.
Pouah ! Violette s’y rend à reculons. Lire, c’est pas son truc.
Dans la vitrine, elle ne voit aucun livre. Curieux pour une librairie, pense-t-elle. A la place, il y a des sorcières suspendues à des fils et à côté, mais oui, un balai qui semble flotter dans les airs.
Le cœur de Violette s’emballe et elle entre dans la librairie d’un pas décidé.
A l’intérieur, il n’y a pas de bruit. Violette s’attendait à voir surgir un vieux monsieur bossu de derrière le comptoir mais c’est une jeune dame déguisée en sorcière qui vient vers elle :
- Bonjour et bienvenue dans notre librairie pour notre journée Halloween.
- Halloween ?, pense Violette. Mais elle est frapadingue celle-là. C’est passé depuis longtemps ! On est au printemps !
- Je suis sûre que tu cherches un cadeau très spécial, n’est ce pas jeune fille ?, lui demande la libraire en la regardant intensément.
- Euh, oui !, répond Violette en reprenant ses esprits. J’ai vu votre balai en vitrine et j’aimerais beaucoup l’acheter.
- Malheureusement, il n’est pas à vendre, réplique la dame mal à l’aise. Mais si tu aimes les balais, ne bouge pas d’ici, j’ai ce qu’il te faut.
Et en deux temps, trois mouvements, la voilà partie dans sa réserve.
Violette attend, pleine d’espoir : « Elle va me trouver un autre balai, c’est sûr ».
La déception se lit sur son visage lorsque la libraire revient avec un livre. « Aventures extraordinaires » lit Violette.
- Ce livre, lui chuchote la vendeuse, est très, très spécial. Avec lui, tu vivras des aventures extraordinaires.
- Ha ! Ha ! Comme le titre ! Trop drôle, marmonne Violette.
Elle rit jaune, surtout quand elle voit sa mère, ravie, saisir le livre en s’exclamant :
- Un livre ! Mais quelle bonne idée. Hoo ! Regarde Violette. Il y a un balai sur la couverture et… une trompette. Ce doit être amusant ma chérie. Allez, on le prend.
Violette n’a même pas le temps de répondre que le livre est acheté et emballé.
La libraire lui dit au revoir en lui adressant un grand sourire. Violette, elle, sort en faisant la moue.
Elle rentre chez elle en traînant les pieds.
Même quand elle souffle ses bougies, ce soir-là, sa mélancolie ne la quitte pas. Cette année, c’est sûr, elle ne volera pas.
Sa tristesse s’atténue un peu lorsque ses parents lui offrent le déguisement de sorcière dont elle a toujours rêvé. Cela réussit à lui arracher un sourire, le premier de la journée.
Mais tout ceci est de courte durée, car une fois seule dans sa chambre, elle laisse libre cours à son chagrin :
- Un livre ! Pouah ! Ça ne m’intéresse pas ! Moi, tout ce que je veux, c’est voler… voler.
Et elle pleure encore et encore jusqu’à ce qu’elle s’endorme, épuisée.
Le livre a atterri dans un coin de sa chambre, là où elle l’a jeté sans même l’ouvrir. Dommage, car elle aurait alors pu prendre connaissances des avertissements de la première page…
Chapitre 2
Violette passe une nuit agitée. Elle est dérangée dans son sommeil par une voix qui n’arrête pas de l’appeler. Cela finit par la réveiller. La voix est toujours là et continue à l’appeler.
Violette regarde sous le lit : rien. Derrière la porte : rien. Dans le placard : rien. Dans le couloir : rien.
C’est en rentrant dans sa chambre qu’elle voit le livre. Il brille et les mots du titre semblent danser sur la page de couverture.
Violette s’approche et entend son prénom de plus en plus fort.
- Ça alors ! Ça vient du livre, s’exclame Violette en posant sa main dessus.
Elle n’a pas le temps d’ajouter autre chose, car un évènement extraordinaire se produit alors ; Violette est littéralement aspirée par le livre.
Elle se retrouve par terre, dans un champ, vêtue de son costume de sorcière, le balai et la trompette du livre posés à ses côtés.
- Ça alors, s’exclame Violette pour la deuxième fois. Mais, où suis-je ? Que m’est-il arrivé ?
Le balai se met alors à bouger, comme pour faire taire ses pensées. Et ma foi, ça marche, car Violette n’a maintenant qu’une idée en tête : monter sur le balai pour s’envoler dans les airs.
Elle le saisit par le manche, monte à califourchon dessus et est éjectée tout aussi rapidement.
Alors, elle se rappelle le premier vol d’Harry Potter. Elle caresse doucement le balai, lui murmure des mots gentils et l’enfourche tout doucement, sans cesser de le caresser. Le balai la propulse alors dans les airs à toute vitesse.
Surprise, Violette perd l’équilibre et se retrouve la tête en bas. Un rapide coup de pied et hop, la voilà de nouveau dans le bon sens.
- Waouh ! Super ! Je vole pour de vrai !, hurle-t-elle.
Chapitre 3
Au loin, elle voit une maison juste à côté d’un bois. Une petite fille toute vêtue de rouge sort de la maison. Elle porte un panier qu’elle balance, en sautillant sur le chemin. Elle se dirige vers la forêt.
- Ça me rappelle une histoire, réfléchit Violette. Mais oui, c’est ça. C’est le petit chaperon rouge !
Elle dirige son balai vers la fillette pour l’avertir du danger qu’elle coure. Trop tard. Le loup surgit juste à cet instant.
Violette fonce droit sur la fillette, la saisit au vol et la jette derrière elle sur le balai. Elle sait qu’elle doit affronter le loup car il ne va pas les laisser s’échapper comme cela.
- Accroche-toi, lance-t-elle en faisant demi-tour vers le loup.
Ce dernier, lancé à leur poursuite, s’arrête net.
- Alors le loup, on est fatigué ?, crie Violette en tournant autour de lui. Fais voir tes belles canines.
Enervé, le loup ouvre sa gueule du plus grand qu’il peut pour effrayer les fillettes.
- Un petit brossage ne te ferait pas de mal. Ah ! Pouah ! Tu sens trop mauvais !
Le loup voit rouge. Il bondit pour les attraper mais Violette, grâce à son balai, est plus rapide.
- Qui a peur du grand méchant loup…, chante-t-elle en continuant à voler autour du loup.
Le loup s’essouffle à bondir dans tous les sens. En plus, à force de tourner, il commence à voir tout en double. Dans un sursaut d’effort, il se jette en avant de toutes ses forces sur les enfants. Violette fait un écart avec son balai et le loup s’écrase sur l’arbre juste derrière elle avant de s’écrouler sur le sol.
- Et voilà ! C’en est terminé du loup !, lance Violette en s’éloignant avec le petit chaperon rouge.
- Merci !, dit le petit chaperon rouge. Je ne sais pas ce qu’il serait arrivé si tu n’avais pas été là.
- Moi je sais, répond Violette. Il t’aurait mangée toute crue.
- J’aurais dû écouter maman, sanglote le petit chaperon rouge. Elle m’avait bien dit de ne pas passer par la forêt, mais il y avait de si jolies fleurs.
- C’est fini maintenant, la console Violette. Je vais vite t’amener chez Mère-Grand, car elle va finir par s’inquiéter.
- Mais ? Comment sais-tu ?, interroge le petit chaperon rouge.
- C’est une longue histoire, la coupe Violette. Accroche-toi.
Et le balai les emmène à toute allure à travers la forêt. Quelques minutes plus tard, le petit chaperon rouge est déposé devant la maison de Mère-Grand. Violette s’éloigne sur son balai tout en regardant le petit chaperon rouge lui adresser de grands signes de la main.
Chapitre 4
Ses aventures ne semblent pas terminées car le balai continue son voyage dans la forêt. Violette se demande comment elle va rentrer chez elle. Mais des sanglots étouffés font taire ses réflexions.
Prête pour une nouvelle aventure, Violette dirige son balai vers les pleurs.
Devant elle se dresse bientôt la plus belle maison qu’elle ait jamais vue : une maison entièrement recouverte de bonbons et de gâteaux ; les murs sont en sucre d’orge, le toit est couvert de biscuits et les fenêtres sont en fils de réglisse. Et cette odeur : irrésistible.
Violette se sent toute engourdie. Elle descend de son balai et s’avance vers la maison.
Une vieille femme, toute voutée, sort juste à cet instant :
- Viens me voir mon enfant. Veux-tu goûter un morceau de biscuit ? lui propose-t-elle.
Violette est prête à accepter quand elle entend de nouveau des pleurs qui semblent provenir de la maison.
Cela suffit à la réveiller : Je sais ! Je suis dans l’histoire d’Hansel et Gretel ! Ils sont sûrement prisonniers à l’intérieur !
Elle s’élance vers la maison avec son balai mais la sorcière la projette sur le sol :
- Tu pensais vraiment pouvoir m’échapper, ricane-t-elle. C’est mal me connaître.
Elle tend ses mains vers Violette pour l’attraper mais Violette est plus rapide. Elle saisit sa trompette accrochée à sa ceinture et souffle un « Pouet » retentissant.
La sorcière plaque ses mains sur ses oreilles en gémissant :
- Noon ! Pas ça. Arrête !
Un second « Pouet » et les réglisses des fenêtres se déroulent, tels des serpents, et viennent s’enrouler autour des chevilles et des poignets de la sorcière. Ainsi ligotée, la sorcière tombe par terre.
Violette en profite pour entrer dans la maison. A l’intérieur, elle ne voit qu’un immense chaudron, une table, une chaise et une assiette.
- Par ici. On est là, entend-elle. Ouvre la trappe.
Violette se laisse guider par la voix. Elle tâtonne dans la pénombre et finit par trouver la trappe, en bas du mur.
Elle ouvre la trappe à toute volée et voit Hansel et Gretel, enfermés dans une cage.
Soudain la porte d’entrée claque et le rire de la sorcière résonne dans la pièce :
- Vous pensiez pouvoir m’échapper, mes chéris, ricane-t-elle. Quelle horrible idée !
- Ça ne va pas se passer comme ça, marmonne Violette en colère.
Elle souffle dans sa trompette et les barreaux de la cage s’écartent en ondulant, comme des serpents.
- Par ici, murmure-t-elle alors aux enfants. Il faut vite sortir d’ici.
Une fois la trappe ouverte, ils tombent nez à nez avec la sorcière.
Violette lance alors un nouveau « Pouet » avec sa trompette pendant qu’Hansel et Gretel se glissent entre les jambes de la sorcière pour s’échapper.
Ho noon ! Noon ! Arrête, supplie la sorcière en se bouchant les oreilles.
Violette continue de plus belle en avançant vers la sorcière. Cette dernière marche à reculons en titubant et finit par basculer dans le chaudron qu’elle venait juste d’allumer.
Violette court récupérer son balai et s’enfuit avec ses deux nouveaux amis. Gretel est toute menue, aussi les trois amis arrivent à monter ensemble sur le balai et s’envoler.
-Tu nous as sauvé la vie, dit Hansel. Nous ne savons pas comment te remercier.
- Hé bien, restez un peu avec moi, répond Violette.
Elle sent que ses aventures ne sont pas encore terminées car son balai les entraîne au plus profond de la forêt.
- Tommy ! appela maman depuis l’entrée. C’est l’heure de partir ! Viens mettre ton blouson.
- Oh non ! Je ne veux pas aller à l’école, pleurnicha Lapinou. Je veux rester ici, avec toi.
- Ne t’inquiète pas, dit sa maman en le câlinant. Tout va bien se passer. Tu vas te faire plein de nouveaux amis.
Lapinou ne put rien ajouter car Tommy venait d’entrer. Il prit Lapinou dans ses bras et se précipita vers sa maman.
- On est prêts ! dit-il. Dis maman, je peux prendre ma trottinette ?
- Oh non ! Pas la trottinette ! pensa Lapinou. J’ai toujours peur en trottinette.
- Si tu veux mon chéri, répondit maman pour lui faire plaisir.
Tommy courut la chercher. Lapinou, plus blanc que blanc, se retrouva suspendu par les oreilles, sous le guidon.
Tommy était content d’aller à l’école. Il allait retrouver Paul et lui montrer sa nouvelle trottinette. Pourvu qu’ils soient dans la même classe !
Il commença à prendre de l’allure sur le trottoir, maman sur les talons. Elle devait marcher vite pour tenir la distance. Balloté dans tous les sens, Lapinou avait mal au cœur. Il essayait, tant bien que mal, de suivre la route. Mais Tommy allait beaucoup trop vite.
« Attention ! Là ! Un poteau ! Ralentis ! … Oufff ! », pensa Lapinou en sentant ses pattes frôler le poteau.
Mais la course reprit de plus belle. Et cette fois, Lapinou crut sa dernière heure arriver : « Attention ! Un chien ! Il bloque le trottoir ! Freine ! Freine ! »
Tommy s’arrêta juste devant le chien. Maman arriva à sa hauteur et le réprimanda sévèrement. Lapinou n’en pouvait plus. Il préféra fermer les yeux jusqu’à la fin du voyage. Il restait une belle ligne droite à parcourir avant d’arriver à l’école. Tommy aperçut Paul au loin. Il ne put résister et lança sa trottinette à toute vitesse. Il passa sur un nid de poule et relâcha sa pression sur le guidon ; il retrouva rapidement son équilibre et reprit sa course vers son ami.
Lapinou, quant à lui, se sentit glisser, glisser… et il atterrit dans le caniveau. Il ouvrit les yeux. L’eau l’entraînait vers la bouche d’égout. Il appela Tommy. En vain. Ce dernier discutait avec Paul et lui montrait sa nouvelle trottinette. Maman avait aussi retrouvé ses amies et elles se racontaient leurs vacances.
Lapinou tournoya sur l’eau en prenant de la vitesse. La bouche d’égout se rapprochait trop vite.
- Au secours ! hurla-t-il. Sauvez-moi !
Seule Ludmila l’entendit. Elle caressa la main de Paul qui se retourna.
- Tommy ? Ce n’est pas ton doudou là-bas ? demanda-t-il.
Tommy s’aperçut enfin qu’il ne tenait plus Lapinou.
- Maman ! Mon doudou ! pleura-t-il en montrant Lapinou du doigt.
La bouche d’égout n’était plus qu’à une oreille de Lapinou. Il essaya de s’accrocher au rebord du trottoir mais glissa vers l’énorme trou. Sa patte touchait le bord du trou quand il sentit qu’on le tirait par l’oreille. C’était maman qui venait de le récupérer.
- Quelle rentrée ! soupira-t-elle. On a frôlé la catastrophe.
Lapinou reprit lentement ses esprits. Il avait envie de voir sa maman. Ludmila le devina et lui adressa un clin d’œil complice.
- Hé bien ! On peut dire que tu sais te faire remarquer ! lui dit-elle.
Lapinou lui sourit. Mais il n’eut pas le temps de lui répondre car les portes de l’école venaient de s’ouvrir. Parents et enfants entrèrent dans l’école. Tommy tenait Lapinou, bien serré contre lui. Il avait vraiment eu peur de le perdre, mais ce n’était rien par rapport à ce qu’il ressentait maintenant.
Maman parcourut rapidement les listes de classe.
- Tu es avec Paul, mon chéri ! s’exclama-t-elle, ravie.
Les deux garçons se sourirent… et les doudous aussi.
- Bonjour les enfants, dit la maîtresse en les voyant arriver. Comment t’appelles-tu ? demanda-t-elle à Tommy qui s’était avancé.
Elle lui colla l’étiquette de son prénom sur son tee-shirt. Tout fier, Tommy entra dans la classe avec Lapinou. Il vit un garage de voitures qui semblait n’attendre que lui ! Avec Paul, ils se précipitèrent pour jouer. Ludmila et Lapinou se retrouvèrent côte-à-côte.
(...)
Ce matin-là n’était pas un matin comme les autres. Mercedes la maîtresse attendait fébrilement le facteur devant sa boîte aux lettres. C’était aujourd’hui, elle en était sûre : le facteur allait lui apporter LA lettre.
Soudain, elle le vit. Il pédalait péniblement pour arriver chez Mercedes. La pente était raide !
- Plus vite monsieur le facteur ! Plus vite !, cria-t-elle.
Dès qu’il arriva, elle lui arracha la lettre des mains et courut jusqu’à sa maison pour l’ouvrir à toute vitesse.
Il était écrit que la maîtresse Mercedes devait se rendre immédiatement à l’Ecole d’Avant.
- L’Ecole d’Avant ? Mais avant quoi ?, s’interrogea Mercedes.
Au bas de la lettre, il y avait un petit bouton accompagné de la phrase suivante : « Appuyez ici pour l’Ecole d’Avant. »
Mercedes effleura le bouton sans se douter de ce qui allait lui arriver. Elle se retrouva entourée d’arbres gigantesques. Au loin se dressait une sorte de grande maison en pierre. « Où suis-je ? », se demanda-t-elle. Intriguée, elle s’approcha et lut la pancarte : « Ecole d’Avant ». Curieuse, elle inspecta les lieux. « Pas de doute, c’est bien une école », en conclut-elle. Mais, c’est une école très spéciale.
(...)
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